Publié le 10/11/2020 - 2 minutes de lecture

2020, 2020, qu’as-tu fait ?

Librairies fermées, rayons livres des grandes surfaces plastiqués, défense de toucher ! Jugé non essentiel en temps de confinement, le livre, objet d’évasion, de réflexion. Le livre, symbole de la fierté française de pouvoir s’exprimer, objet des Lumières dont nous sommes si fiers… Le livre est mis sous scellé. À l’ombre. Pas toucher.

Enfin, si, un peu quand même. Tu peux le commander. Internet fonctionne. La machine tourne plus que jamais. Les géants, les ogres sont bien en place. Amazon, en tête.
Et l’on conseille aux libraires de se mettre au « click et collect », de changer leurs habitudes, de se digitaliser. Le client peut commander à distance, sans s’imprégner. Alors que la littérature est une histoire de coups de cœurs, de sens, de sensations, on ne peut acheter que les yeux fermés. Aberration.

Dans cette cacophonie qui rend la culture inaudible, nous sommes perdus. Notre cœur de lecteur erre. Que faire ?
Lisons, lisons, mes amis. Pour leur prouver combien le livre est essentiel. Achetons, consommons (le si beau mot), dévorons les ouvrages de toutes tailles, de toutes feuilles et pour tous âges.
Soyons ivres de livres.

Commander aux géants est plus simple, on attend sagement à la maison l’heure de la livraison. Faire appel à son libraire est plus sage, on lui permet de vivre, on peut se faire conseiller à distance, on contribue au maintien de l’équilibre.

Alors prends ton tel mon pote, appelle ton dealeur de livres le plus proche, et participe au bon fonctionnement du cycle de la vie, la vraie.

Nota Bene : nous constatons que l’appréciation de l’essentiel, des justes choses, diffère d’un pays à l’autre. Et que des peuples de la Gaule, les Belges étant les plus braves (salut, Jules)… La vente de livres n’est ni proscrite ni limitée dans le plat pays qui nous surplombe. Et ce, malgré une gestion de la crise sanitaire corsée.

 

CLA’

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